jeudi 29 mars 2012

Un ministre pris en flagrant délit de pillage des biens de l’Etat

Building administratif: Si les gendarmes en faction au building administratif n’étaient pas vigilants, un ministre (une femme) allait emporter ce mercredi tout le mobilier de son bureau. En effet, rapporte «L’As», la dame en question a débarqué dans son bureau avec des déménageurs qui ont enlevé tout le mobilier de son bureau pour le charger dans des camions vers une destination qu’elle seule connait.
Mais les gendarmes se sont opposés, intimant l’ordre au ministre de retourner les meubles et d’aller chercher un bon de sortie avant qu’un objet appartenant à l’Etat ne quitte le building. Elle a négocié ferme, mais les hommes en bleu sont restés intransigeants. Sachant que les gendarmes sont restés sourds à ses suppliques et gesticulations, elle a obtempéré, non sans se rabattre sur ses deux véhicules de fonction, une Renault Passat et un 4X4 Touareg. Ces deux voitures lui appartiennent, aurait-elle déclaré, parce que Wade les lui a offertes.
Seneweb.com

lundi 26 mars 2012

Cécité politique ou Cécité stratégique ? Par Ngor Diouma Dione, Sociologue.

Ngor Diouma Dione

Sociologue Spécialiste des organisations

Encore des explications politiques de faits essentiellement sociaux ! L’importance du taux d’abstention, la défaite  de Wade dans certaines localités,  tout est mis sur le compte de défaillances de stratégies politiques. Dans la logique de nos politiciens, il y a deux catégories de sénégalais : les militants qui sont avec nous et les militants des autres. Cette configuration bipolaire de la population sénégalaise fausse toutes les analyses de nos politiciens.  En effet, ils omettent  la grande majorité des sénégalais (ceux que je nomme  le peuple incolore, non-affilié, endurant et silencieux) qui, en réalité, fait le jeu politique.
L’abstention : Par essence le militant n’est pas abstentionniste, son degré d’implication dans les choses du parti ne lui permet pas de rester  chez lui le jour du vote.  Et le militant du camp adverse, aussi déterminé que nous  n’envisage pas de ne pas voter. « Nos militants n’ont pas voté », relève du non-sens.
Dans notre contexte actuel,  l’abstentionniste du premier tour, s’il n’a pas perdu sa carte, appartiendrait surtout au troisième type ignoré par nos apprentis politiciens. Et, son comportement est surtout à mettre sur le compte du dégoût,  de la mésestime ou de ce sentiment de répugnance à l’égard des hommes politiques et de la chose politique dans sa forme actuelle. Malheur à celui qui, parmi ceux du pouvoir, osera le réveiller. Sa main sera lourde et son vote achèvera son mentor.
La défaite : « nos responsables n’ont pas battu campagne »  cette affirmation se base sur une vision passive de l’électorat qui est considéré comme une masse inerte qui attendrait d’être convoyée ou d’être orienté  (parfois, par un supposé marabout) vers la poche d’un candidat. Cette perception du votant, si elle est vraie, elle ne  l’est  que dans une infime proportion de cas.
Dans le contexte sénégalais, le poids qui fait basculer la balance dans le sens de la victoire ou de la défaite n’est pas le militant mais ce peuple ignoré, incolore, non-affilié, endurant et silencieux. Ce peuple qui a oublié la couleur du lait. Ce peuple qui achète le morceau de sucre à 05frs la pièce. Ce peuple dont la bouteille de gaz ne s’épuise jamais au bon moment. Ce peuple qui donne son salaire à la Senelec pour emprunter de quoi vivre. Ce peuple dont l’année scolaire ne commence véritablement qu’en fin d’année… C’est ce peuple  qui fait gagner ou perdre.
Dans cette mi-temps, beaucoup de politiciens affiliés au pouvoir se refugient derrière cette vision de l’électorat  pour faire des appels de fonds en direction de leur parti. Beaucoup d’entre eux sont loin d’être politiquement aveugles. Leur cécité n’est que stratégique. En effet, avec la débâcle  de leur candidat et la déconfiture inévitable du parti pathologiquement monocèphale, les fonds captés ne serviront qu’à atténuer  les lendemains douloureux qui devront faire suite à la gabegie insolente dont ils sont habitués.
Après l’avoir dévié du chemin du véritable SOPI en l’entrainant dans les voies d’une véritable SOPALIKU, après l’avoir emmuré  et éloigné du peuple, les faucons associés aux vautours sont entrain de roder autour de leur candidat agonisant ! Le peuple lui a définitivement tourné le dos.
Ce peuple ignoré, endurant et silencieux, comme le vent en mer, poussera tout piroguier allant dans son sens et fera chavirer toute embarcation aventurière lui faisant face.

Merci d'avoir été des milliers à visiter mon blog!!!!!!!!!

En ce jour du lundi 26 Mars 2012, qui est sensé être le premier jour d'une ère nouvelle, je vous dis merci! Merci de nous avoir permis ce changement. Merci d'avoir été des milliers à visiter mon blog. Merci de la confiance que vous m'avez accordé car certains d'entre vous n'ont pas hésité à me contacter en privé pour me demander des conseils ou des éclaircissement pour un meilleur choix dans l'isoloir. Depuis le 23 juin 2011, j'ai été actif à ma façon pour conscientiser les sénégalais par les moyens modernes et par ma modeste plume afin d'arriver un jour à virer l'hydre de sa tanière, ce qui a été magistralement réalisé hier, dimanche 25 mars 2012. Ceci est une victoire pour tous les sénégalais qui encore une fois de plus a démontré la maturité de ce peuple en principes de démocratie. Cela augure d'un bel avenir car nous avons assisté  à la naissance de nouveaux types de sénégalais (NTS) conscients et patriotes mais surtout responsables face à des personnes de peu de foi telles que Béthio et tous ces marabouts qui ont failli à leurs devoirs. Ces NTS seront les premiers opposants et les premiers partenaires des nouveaux dirigeants, ce qui constituera à mon avis une pression positive pour enfin décoller vers les prairies du développement tant désiré mais au combien lointain.
Comme je le disais à un ami ce matin: "nous avons presque tous voté contre Wade mais pas pour Macky. Ce vote par défaut sera une lourde pression pour notre quatrième président qui arrive à une période ou le sénégalais lamda en a marre de se faire entuber. L'esprit du 23 juin 2011 va persister et si Macky n’intègre pas cet esprit de NTS, non seulement il sera emmerdé de tout bord mais dans cinq ans il sera viré!!!!!". Wade a payé pour ses traitrises et n'a pas eu la dignité de partir quand il le fallait. Au contraire, il s'est agrippé comme une sangsue et s'est fait viré comme un malpropre. Il aurait pu avoir mieux en tant qu'ex "illustre opposant" et figurer au panthéon des grands messieurs de ce monde mais il a choisi de partir comme ça et c'est dommage pour lui car le "héros" du 19 mars 2000 est finalement devenu le "Zero" 25 Mars 2012 car illustre opposant mais piètre gouvernant. le SOPI est mort vive le YAAKAAR. Le Président Macky SALL a du pain sur la planche car il doit se montrer digne et capable de réaliser les aspirations du peuple sénégalais, que Dieu l'aide et l'accompagne dans cette lourde tache.
 Aussi, je vous dis merci pour avoir visité et fais confiance à ce blog mais en aucun cas je ne vous dis au revoir car la lutte continue et tant que mon pays ne sera pas géré et développé comme il se doit, je serais là pour vous conscientiser, vous informer et vous former comme le stipule le slogan du blog et ensemble nous agirons pour rectifier. En attendant, a ces personnes dont les noms suivent, je ne vous salue point et j'espère que vous paierez bientôt pour tout le mal que vous nous avez fait:


 Abdoulaye Wade, Viviane Wade, Karim Wade, Doudou Wade, Sindiély Wade, Cheikh Tidiane Diakhaté (Conseil constitutionnel), Modou Diagne Fada, Thierno Lo, Cheikh Tidiane Sy, Iba Der Thiam, Sérigne Mbacké Ndiaye, Farba Senghor, Madiké Niang, Ousmane Ngom,Pape Diop, Souleymane Ndéné Ndiaye, Abdoulaye Baldé, .....
Sidy Lamine Niasse, Ahmed Khalifa Niasse, Cheikh Yérim Seck, Babacar Diagne, ... 
Béthio Thioune, Moustapha cissé pire, Demba Dia, Aida Mbodji, Mamadou Diop Decroix, Idrissa Diop, Amadou Sall, Bamba Ndiaye, Mamadou L. Massaly, Bara Gaye, Lamine Ba, Bara Sadi, Me Ousmane Seye, Marie T. Diedhou, Bro, .......

jeudi 22 mars 2012

Mali: coup d'Etat militaire, institutions dissoutes et couvre-feu decrété

 
Des militaires maliens ont pris jeudi le pouvoir à Bamako après plusieurs heures de combat, dissous les institutions et décrété un couvre-feu pour, selon eux, en finir avec le manque de moyens dans la lutte contre la rébellion touareg et les groupes islamistes dans le nord du pays,

Jeudi vers 04H00 (locales et GMT) des militaires en uniforme sont apparus à la télévision nationale qu'ils occupaient depuis mercredi et annoncé avoir mis "fin au régime incompétent" en place à Bamako, avoir dissous "toutes les institutions", suspendu "la constitution" et décrété un couvre-feu.
Le porte-parole de ces soldats, le lieutenant Amadou Konaré, a affirmé qu'ils avaient agi pour faire face "à l'incapacité" du régime du président Amadou Toumani Touré "à gérer la crise au nord de notre pays", en proie à une rébellion touareg et aux activités de groupes islamistes armés depuis la mi-janvier.
Le lieutenant Konaré, entouré d'une dizaine d'autres militaires, parlait au nom d'un Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat (CNRDRE).
Peu après, le capitaine Amadou Sanogo, chef de la junte, a pris la parole pour annoncer qu'un couvre-feu avait été décrété à compter de jeudi.
Le lieutenant Konaré a également justifié le coup d'Etat par le "manque de matériel adéquat pour la défense du territoire national" mis à la disposition de l'armée pour lutter contre la rébellion et les groupes armés dans le nord, et "l'incapacité du pouvoir à lutter contre le terrorisme".
La junte a "pris l'engagement solennel de restaurer le pouvoir" civil et de mettre en place un gouvernement d'union nationale.
Les putschistes étaient dans un premier temps apparus à la télévision, mais l'allocution du lieutenant Konaré n'avait pu être entendue en raison, apparemment, d'un problème technique. Il a dû s'y reprendre à plusieurs reprises avant d'être clairement entendu.
"Nous contrôlons le palais présidentiel", avait auparavant annoncé un soldat mutin, un autre affirmant que plusieurs personnalités du régime du président Touré, dont le ministre des Affaires étrangères, Soumeylou Boubèye Maïga, et celui de l'Administration du territoire, Kafougouna Koné, avaient été arrêtées.
Une source indépendante a affirmé que le président Touré "et ses hommes ne sont plus au palais", sans préciser où ils se trouvent.
Des échanges de tirs nourris entre la garde présidentielle et les mutins ont été entendus pendant plusieurs heures dans la nuit de mercredi à jeudi.
Présidentielle annulée
La journée de mercredi avait commencé par une mutinerie dans un camp à Kati, ville garnison près de Bamako, puis s'était étendue à la capitale elle-même dont les soldats ont parcouru les rues en tirant en l'air, semant la panique. "Nous en avons marre de la situation dans le nord" du pays, a affirmé l'un d'eux.
La France, ex-puissance coloniale, a appelé "au respect de l'ordre constitutionnel" et condamné "tout recours à la violence" Le département d'Etat américain a pressé le Mali de régler les tensions "à travers le dialogue et non la violence". Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a "appelé au calme et à ce que les doléances soient résolues pacifiquement".
Début février, des femmes et proches de soldats avaient manifesté dans plusieurs villes, dont Bamako, pour dénoncer le silence sur la situation de ces soldats et la "mollesse du pouvoir" face à la rébellion.
Certaines de ces manifestations avaient tourné à la violence et des propriétés appartenant à des Touareg et d'autres Maliens et étrangers à la peau claire, saccagées.
Le président Touré avait réussi alors à calmer l'ardeur des femmes en leur promettant qu'elles pourraient avoir des nouvelles de leurs maris au front.
Le Mali est confronté depuis mi-janvier à des attaques du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) et d'autres rebelles touareg, dont des hommes lourdement armés qui avaient combattu pour le régime de Mouammar Kadhafi, qui ont pris plusieurs villes du nord du pays.
Un mouvement islamiste armé touareg, Ançar Dine (Défenseur de l'islam) qui veut imposer la charia au Mali, a affirmé contrôler trois villes dans le nord-est du pays, près de la frontière algérienne: Tinzawaten, Tessalit, Aguelhok.
Le gouvernement malien a en outre accusé Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui a des bases dans le nord du Mali d'où elle opère dans plusieurs pays du Sahel, de combattre avec le MNLA. Aqmi a été en particulier accusée d'avoir exécuté sommairement près d'une centaine de soldats maliens à Agulhok.
 
Le coup d'Etat met un terme au processus électoral, dont une présidentielle dont le premier tour était prévu le 29 avril.