mardi 3 avril 2012

Lettre que l'actuel Premier Ministre a reçu de son père Kéba Mbaye lors de sa nomination à 29ans PDG de la BHS .DE vrais lecons de vie ...


«Paris le 28 août 1982
Mon fils,
Mes félicitations ! Que Dieu t’aide à porter ta lourde charge. Qu’il te protège contre le mal et t’inspire à chaque instant afin que toujours tu suives la voie du bien.
J’ai confiance.

Néanmoins je ne peux m’empêcher de te donner quelques conseils en de telles circonstances. D’ailleurs tu en entendras bien d’autres. Il faut en prendre et en laisser. Au Saloum on dit que quant un saloum-saloum te dit : «Faa lay waxal !» Méfie toi «waxal lu la. Bopam lay waxal.» Il faut donc écouter tout le monde, et prendre ta décision seul.

Je n’attendrai pas aujourd’hui pour te faire une leçon de morale. Tu n’en as jamais eu besoin. Je suis donc sûr que tu ne vas pas changer. Mais je vais te livrer quelques remarques. Il ne s’agit guère des fruits d’une réflexion, mais du résultat d’une longue expérience de responsabilités. Je te le sers sans ordre :

N’aie confiance en personne à commencer par moi. Ne fais jamais rien d’important sans en discuter avec ton épouse. Il ne s’agit évidemment pas de faire ce qu’elle te dit, mais de prendre son avis. Prends aussi d’autres avis en ayant toujours en tête que ce que tu dis à un étranger sera répété, et parfois déformé. Reste simple. Mais ne sois pas vulgaire. Un banquier est comme un magistrat : il ne doit pas être accessible à tout venant. Sois égal pour tous : tes administrés et tes clients. Soit juste avec eux. Garde-toi des sentiments. Ils ne servent à rien dans ton métier. Respecte riches et pauvres, puissants et misérables.

Ne te mets pas en mal avec ceux qui t’ont fait confiance et en tête de qui se trouvent le Président et le Premier ministre. Fais savoir à ceux qui t’ont combattu que tu connais leur position et comprends leur inquiétude. Rassure-les et essais de les convaincre qu’ils ont eu tort. Ne te coupe ni de tes amis d’hier, ni de mes relations à moi. Mais que personne, je dis bien personne, ne réussisse à te faire dévier de la route que tu t’es tracée et qui doit être pavée des règlements et des lois qui régissent la Bhs. S’ils veulent te voir reçois-les, mais n’accepte pas qu’on te fasse perdre ton temps. Il faut néanmoins rester correct, simple et courtois. Refuser quelque chose à quelqu’un n’est ni bon ni mauvais, tout est dans la manière. On peut donner et faire de son donateur son pire ennemi. On peut refuser un service et garder un ami.

Garde-toi des nouveaux amis. Ils seront les premiers à rigoler si un jour tu te casses la figure. Sois méfiant, et même dans ton service mets en place un système d’information et de consultation. Le premier est occulte et le second officiel. Mais ne donne jamais l’impression que tu n’es pas le chef, donc celui qui décide. Aie confiance en toi-même. Tu es désormais l’égal de qui que ce soit. La modestie n’est pas l’humilité. Celle-ci ne doit se manifester qu’envers Dieu. Continue à pratiquer ta religion avec la même constance, la même foi profonde ; Crois en Dieu ; et donc pas à un homme. Ils sont comme toi : à commencer par moi ! Dis-toi que nul ne doit t’en imposer. Mais que cela ne t’empêche pas de reconnaître le mérite des autres. Aie toujours à l’esprit qu’un chef cesse d’être un chef le jour où il devient faible. Ne te laisse jamais démonter. Prends tes sanctions avec fermeté et donne tes récompenses avec objectivité.

Dis-toi toujours que ce que tu n’as pas fait toi-même ou que tu n’as pas contrôlé, n’est pas fait ou est mal fait. Sois le premier à la banque et sors toujours le dernier. Garde tes opinions politiques pour toi. Un moment viendra où tu pourras dire ce qui te plait et où tu voudras. Ecoute beaucoup et parle peu, jamais une décision à la hâte, jamais une opinion après avoir écouté une seule partie. Il faut savoir ce qui se passe autour de toi, et faire semblant parfois de l’ignorer tout en en tenant compte dans tes actions. Ne mange pas n’importe où et ne bois pas un liquide dont tu ne connais pas l’origine. La circonspection et la méfiance avant tout. Fais-toi voir le moins possible. Ne commence aucune pratique que tu ne puisses poursuivre si elle est bonne.

Il me reste encore beaucoup de choses à te dire, j’en choisis une seule et la dernière : reste toi-même et que Dieu t’aide.
Papa.»

Macky Sall nomme Abdoul Mbaye Premier ministre. Voici son portrait!

Abdoul MBAYE nommé premier ministre du premier gouvernement de Macky SALL 

 Macky Sall  a nommé mardi soir Abdoul Mbaye, chef d'entreprise et ex-banquier, au poste de Premier ministre, selon un décret présidentiel lu mardi soir devant la presse.

"Abdoul Mbaye est nommé Premier ministre", indique le décret lu par Mme Aminata Tall, secrétaire générale du nouveau gouvernement sénégalais dont la liste devrait être rendue publique mercredi.
M. Mbaye, âgé de 59 ans, est un chef d'entreprise, ancien banquier, formé au Sénégal et en France. Réputé sérieux et rigoureux, c'est un technocrate jusqu'ici inconnu dans le ghota politique sénégalais.
Le nouveau chef de gouvernement doit former une équipe réduite de 25 membres au maximum.
"Ce sera un gouvernement qui devra conduire les affaires publiques dans la plus grande transparence, selon les principes de bonne gouvernance", a déclaré M. Mbaye à la presse juste après sa nomination.
"La principale priorité sera de se mettre au travail. Le président Macky Sall tient à ce que ses engagements devant le peuple soient respectés", a-t-il ajouté.
Abdoul Mbaye est le premier chef de gouvernement de l'ère post-Abdoulaye Wade, qui dirigeait le pays depuis 2000 et qui a été battu au second tour par son ex-Premier ministre et homme de confiance Macky Sall.
La nomination de M. Mbaye a été précédée du premier discours à la nation de M. Sall dans lequel ce dernier a annoncé une rupture dans la gestion publique.
"Tout est urgent", a indiqué Macky Sall, citant notamment l'école, la santé et les prix des denrées de première nécessité dont le riz, l'huile et le sucre dont le prix a connu récemment une hausse.
Il a indiqué à l'endroit de ses collaborateurs qu'il "ne protégera personne" parce que, estime-t-il, "le pouvoir est fait pour servir et non se servir".
"Gouverner autrement, c'est bannir les passe-droits, la favoritisme et le trafic d'infuence, mettre l'intérêt public au dessus de toute autre considération", a dit Macky Sall.
"Il ne saurait y avoir de place pour la sollicitation à des privilèges ou des avantages indus".
Le président Sall a indiqué que "l'Etat et ses démembrements (représentations) réduiront leur train de vie", évoquant notamment une rationalisation des missions à l'étranger et de la carte diplomatique.
Macky Sall, qui s'exprimait à la veille de la célébration des 52 ans de l'indépendance du Sénégal, ex-colonie française, a également annoncé la dissolution prochaine de l'Assemblée nationale et un report des élections législatives, initialement prévues le 17 juin, au 1er juillet.
"Compte tenu des délais courts qui nous séparent de la date des législatives, j'ai consulté la nouvelle opposition (pour un report du scrutin). Faute de consensus, l'Assemblée nationale sera dissoute conformément aux dispositions constitutionnelles", a-t-il dit.
Ce scrutin législatif doit renouveler les 140 députés à l'Assemblée nationale qui est actuellement largement dominée par le Parti démocratique sénégalais (PDS) d'Abdoulaye Wade.
Concernant le conflit en Casamance (sud) en proie depuis 30 ans à une rébellion indépendantiste, M. Sall a "tendu une main fraternelle aux dirigeants et combattants" de cette rébellion du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) pour le règlement pacifique d'un conflit "qui n'a que trop duré". La gestion de cette crise se fera "en association avec les pays voisins de Gambie et Guinée-Bissau", a-t-il ajouté.

Abdoul Mbaye:
 Formation:
Il est diplômé de l'École des hautes études commerciales de Paris (HEC-Paris), de la Sorbonne et de l'Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar.
Carriére:
En 2012, prémier ministre du gouvernement Macky Sall.

En 1976, il rejoint la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest comme économiste au département Recherche où il travaille sous les ordres de Alassane Dramane Ouattara.

En 1982, il est nommé par le président Abdou Dioufpresident Directeur Général de la Banque de l'habitat du Sénégal.

En 1990, il participe à la restructuration de la BIAO-Senegal et devient le Directeur Général de la Compagnie bancaire de l'Afrique occidentale (CBAO) créée sur les cendres de la Banque internationale pour l'Afrique occidentale (BIAO). Tout en étant à la tête de la CBAO, Abdoul Mbaye lance la première société de leasing au Sénégal et le premier fonds d'investissement de l'Afrique de l'Ouest.

En 1999 il fait partie du consortium qui rachète la Banque sénégalo-tunisienne dont il devient le Directeur Général. Il parvient à redresser les résultats qui progressent considérablement les trois années suivantes.

En 2006, Attijari Bank rachète la majorité des parts de la BST. Le consortium mené par Abdoul Mbaye réalise une belle plus-value lors de l'opération.
Famille
Abdoul Mbaye est le fils du juge Kéba Mbaye et le frère du chef d'entreprise Cheikh Tidiane Mbaye.

Prestation de serment de Macky Sall: La fausse note du président du Conseil constitutionnel

La cérémonie de la prestation de serment du nouveau président de la République était empreinte de solennité et d’émotion. Mais il y a eu une fausse note. Et celle-ci n’est pas venue de n’importe qui, mais du président du Conseil constitutionnel, Cheikh Tidiane Diakhaté.


Prestation de serment de Macky Sall: La fausse note du président du Conseil constitutionnel
Le président du Conseil constitutionnel a profité de la présence des hôtes du Sénégal pour solder des comptes. « Le Conseil constitutionnel estime avoir dit le droit en toute impartialité, malgré les insultes et les contrevérités », a lancé le président du Conseil constitutionnel devant les chefs d’Etat, les délégations des gouvernements des pays amis du Sénégal et les autres couches sociales qui ont pris part à la cérémonie de prestation de serment.

Le président du Conseil constitutionnel s’est mis dans la peau d’un revanchard. Il fait manifestement allusion aux critiques balancées contre les cinq sages après la validation de la candidature de Me Abdoulaye Wade lors du scrutin du 26 février. Contre l’avis des juristes et la mobilisation des partis de l’opposition et la société civile, les membres du Conseil constitutionnel ont cautionné la participation de Me Wade à l’élection présidentielle. Les manifestations contre cette décision ont fait une dizaine de morts.

Par respect à la solennité de la cérémonie de prestation de serment et à la mémoire des victimes de la répression policière, le président du Conseil constitutionnel aurait dû éviter de rappeler aux Sénégalais ces moments sombres de leur histoire. Les hôtes du Sénégal qui ont à l’unanimité voulu saluer le bel exemple de culture démocratique administré au monde attendaient un discours rassembleur.

C’est pourquoi, le président du Mouvement Luy Jot Jotna, Chieikh Tidiane Gadio ne s’est pas privé de fustiger la démarche du président du Conseil constitutionnel. « On attendait un discours de réconciliation. Ce qu’il dit ne correspond pas à la vérité. C’est un jour de joie et de rassemblement de tous les Sénégalais », a dit le Dr Gadio. Les autres citoyens sénégalais ont manifestement le même sentiment, en attestent les cris de désapprobation des propos de M. Diakhaté qui étaient audibles dans la salle d’audience.

ISSA NDIAYE

lundi 2 avril 2012

Abdou Diouf s’exprime enfin sur la situation sociopolitique de son pays et brille par son absence à la cérémonie de prestation de serment du nouveau président élu, Macky Sall.

Le secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), Abdou Diouf, a salué l’élection de Macky Sall à la présidence de la République, affirmant qu’avec cette nouvelle alternance, les ’’acquis démocratiques fondamentaux’’ du Sénégal ont été ’’préservés’’ et ’’consolidés’’. Abdou Diouf avait affirmé à plusieurs reprises, surtout dans les périodes de troubles, qu’il ne se mêlerait jamais de la situation sociopolitique de près ou de loin.



Election de Macky Sall : Abdou Diouf s’exprime enfin sur la situation sociopolitique de son pays
’’Les acquis démocratiques fondamentaux du Sénégal ont ainsi été préservés et même consolidés. Cette nouvelle alternance est un exemple pour tout l’espace francophone et pour tout le continent africain’’, dit l’ancien chef de l’Etat du Sénégal, dans un communiqué transmis à l’APS.
’’Nous devons nous féliciter des conditions dans lesquelles cette élection s’est tenue et je rends hommage au comportement du Président sortant Maître Abdoulaye Wade’’, a-t-il déclaré, selon la même source.
Cette nouvelle alternance ’’démontre avec éclat que de bonnes élections, libres et fiables, avec une participation active de toutes les forces politiques et un engagement responsable des électeurs, restent le meilleur fondement de la légitimité démocratique’’, a soutenu le secrétaire général de l’OIF.
Macky Sall a été élu président de la République à l’issue du second tour du scrutin organisé, dimanche dernier, avec 65,8 pour cent des suffrages, contre 34,2 pour cent pour le président sortant Abdoulaye Wade, selon les résultats définitifs publiés vendredi par le Conseil constitutionnel.
La passation de service avec son prédécesseur a eu lieu le lundi 02 Avril 2012 après la prestation de serment au King Fahd Palace qui a vu la présence de nombreux Chefs d’États ou leurs représentants. Cependant Abdou Diouf que tous les observateurs espérait voir a brillé par son absence.
Avec l’Agence de presse sénégalaise (APS)